Comment choisir son câble
Un câble d'alimentation LED se dimensionne sur trois contraintes qui se cumulent. Le configurateur les traite toutes les trois et vous dit laquelle limite votre configuration.
1. La chute de tension — presque toujours la contrainte décisive
Sur un câble d'alimentation, la section utile n'est pratiquement jamais imposée par l'échauffement : elle l'est par la tension qui manque au bout de la ligne. Un ruban blanc alimenté en 21 V au lieu de 24 V perd en luminosité et vire au jaune ; une alimentation à découpage compense en appelant davantage de courant, ce qui aggrave le phénomène.
Nous visons 3 % de chute par défaut, et refusons au-delà de 5 % (2 % et 3 % en 5 V, où la marge est minuscule).
2. La section se calcule sur le « + commun »
Sur un ruban à anode commune — Mono, Tunable White, RGB, RGBW, Pixel — le conducteur « + » est partagé par tous les canaux : il transporte la totalité du courant, tandis que chaque canal de couleur n'en voit qu'une fraction.
C'est pourquoi un câble RGB en 4×1,5 mm² supporte une puissance bien supérieure à un câble Mono en 2×1,5 mm² : le retour se répartit sur trois conducteurs au lieu d'un. La boucle la plus défavorable reste l'aller par le + commun et le retour par un seul canal, et c'est celle que nous calculons.
3. Les connecteurs ont leur propre limite
L'intensité admissible d'un connecteur s'entend par pôle. Comme le pôle « + commun » voit tout le courant, c'est lui qui sature en premier : un M12 donné pour 4 A par pôle plafonne un RGB 24 V à environ 96 W, quelle que soit la section du câble.
L'indice IP d'un assemblage vaut celui de son maillon le plus faible
L'IP se combine chiffre par chiffre. Un câble IP68 équipé d'un connecteur IP65 et d'un connecteur IP67 donne un assemblage IP65. Et un seul connecteur IP20 ramène tout le câble à IP20, même sur une gaine parfaitement étanche.
Nous garantissons au maximum IP67 sur un câble confectionné, même lorsque les composants pris isolément permettraient davantage.
Cuivre ou aluminium ?
L'aluminium présente une résistivité environ 64 % supérieure à celle du cuivre : à section égale, la chute de tension est plus forte et l'intensité admissible plus faible d'environ 20 %. Il est nettement moins cher et plus léger, ce qui le rend intéressant sur les grosses sections et les longues liaisons fixes — moins sur les câbles souples de faible section, où la connectique se prête mal à la soudure de l'aluminium.
Trois réflexes qui simplifient tout
- Monter en tension. À puissance égale, passer de 12 V à 24 V divise le courant par deux et la chute de tension par quatre.
- Alimenter par le milieu. Deux câbles de 10 m depuis un point central valent mieux qu'un câble de 20 m en bout.
- Compter la puissance réelle. Sur un RGBW, tous canaux allumés, la consommation est la somme des quatre — pas celle d'une seule couleur.
Ce que ce calculateur ne fait pas
Il ne remplace pas une étude d'installation. Il ne tient compte ni du mode de pose, ni du groupement de circuits, ni de la température ambiante réelle, ni des protections amont, ni des courants d'appel des alimentations à découpage. Pour une installation fixe en 230 V, faites valider votre projet par un professionnel qualifié.
